Illustration album En Tachycardie

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Benoît Dorémus

En Tachycardie

Cet album a connu tant d'étapes et de rebondissements que je pourrais en parler de bien des façons...

Je pourrais commencer par son titre, « En Tachycardie ». Il ne reprend pas l’une des chansons, pourtant il leur colle à toutes. Comme si cet état physique, ce symptôme de vigilance et de désarroi était un pays, un continent à part entière, où le cœur bat trop vite et trop fort, et qu’il m’a semblé traverser ces dernières années.

Trop fort, à cause des filles. Enfin, à cause de l’amour. Enfin, à cause de l’amour quand il s’arrête et vous cloue sur place. Trop vite, à cause des questions qui tournent constamment dans nos esprits comme des petits vélos agaçants. Il y a ce que le monde attend de nous, il y a ce qu’on attend de nous-mêmes, il y a ce qu’on attend du monde, et on doit se débrouiller comme ça.

Pour qu’il batte un peu moins durement, on peut être tenté par les anxiolytiques, ils sont là pour ça non ? « 20 milligrammes » est une chanson importante pour moi. J’ai mis du temps à mettre ce thème en chanson, or j’en avais besoin, dans le fond comme dans la forme.

J’ai composé l’intégralité de ces 14 titres, sauf 2, ce qui fait 12. A ma grande fierté, je dois la musique de « Ton petit adultère » à Maxime Le Forestier et celle de « Lire aux chiottes » au duo d’Archimède.

Après deux albums en major, j’ai mis un moment à m’adapter aux évolutions de mon métier. Je me suis senti perdu et découragé bien des fois, j’ai mal vécu cette attente compliquée commune à bien des chanteurs de ma génération. Heureusement, il y a la scène pour faire vivre les chansons, il y a le soutien du public, et les coups de pouces de compères comme Renan Luce, Alexis HK ou Oldelaf.

C’est alors que j’ai fait une rencontre déterminante, comme la vie a déjà eu la bonté de m’en offrir.

Huit ans après que mon si cher Renaud a produit mon album « Jeunesse se passe » c'est Francis Cabrel qui m’a remis le pied à l’étrier. Il a découvert mon travail lors des Rencontres d’Astaffort auxquelles j’ai participé en 2013, puis a eu dans les mois qui ont suivi d’autres occasions de m’écouter.

Il m’a alors invité à passer une semaine avec lui dans son studio. Rien que ça. Tenez, je le raconte et je n’en reviens toujours pas. J’ai adoré cet échange. J’ai profité de ses suggestions très avisées, de ses guitares très avisées aussi, de sa gentillesse. Francis joue du banjo sur « Aïe ouille » et chante avec moi en clin d’œil dans le dernier refrain de « Dernièrement (acte V) ». Dressez l’oreille… « Je crois qu’j’ai une petite chance… »

Non seulement on a travaillé dur, mais en plus, on a bien rigolé. Et rigoler, y compris de moi-même, c’est peut-être ce que je préfère au monde, vous savez.

Peu après, lorsqu’il m’a proposé d’assurer toutes les premières parties de sa nouvelle tournée, j’ai tout fait pour que l’album soit prêt pour ce rendez-vous avec son public. J’ai cessé d’attendre les maisons de disque qui ne l’ont d’ailleurs pas vraiment remarqué.

Au mois de mai 2015, j’ai opté pour le financement participatif. Proposer d’acheter le disque en ligne pour justement lui permettre d’exister m’a semblé être une mise en abîme tout à fait dans mon style.

A ma stupéfaction, en 24 heures à peine, l’objectif initial a été atteint. La somme finale m’a non seulement permis d’enregistrer en toute indépendance mais m’a aussi fait prendre la mesure de l’attente du public pour la suite de mes histoires. J’ai foncé en studio.

Il faut que j’évoque le plaisir que j’ai eu à travailler avec Polérik Rouvière, qui signe la réalisation de ce disque. Je lui parlais de Rodriguez pour les cuivres, d’Eminem pour l’intensité, des Beatles pour les batteries, de Gainsbourg pour les basses, de MGMT pour les claviers, de Dylan, d’Ennio Morricone, de Feist, que sais-je encore... Son travail a été de me faire taire au bout d’un moment, et de faire en sorte que mes chansons ne ressemblent qu’à moi. J’ai trouvé avec lui le son que je cherchais depuis longtemps. En pleine canicule, avec un seul ventilateur paresseux j’ai savouré ce travail de fourmi.

Pour finir, je ne peux passer sous silence ce jour d’août 2015 où j’ai trouvé Alain Souchon en personne sur mon paillasson ! J’explique. Avec une gentillesse déconcertante, il avait accepté de venir expressément dans mon petit appartement enregistrer sa si belle phrase « Tu la voyais grande et c’est une toute petite vie », pour le titre « Dernièrement (acte V) ».

Arrivé très en avance, alors que j’étais encore en train de passer l’aspirateur et tout, il s’était débrouillé pour se faire ouvrir, indiquer l’étage et trouver mon palier, ce qui n’est pas évident quand on connaît ce grand immeuble de la Porte de Vanves ! Ma tête en ouvrant la porte... Y avait une photo à prendre. En tout cas, il y aura une chanson à faire…

De battre, mon cœur ne s’est pas arrêté.

Concerts

Mon histoire

  • 2003

    Débuts dans les cafés concerts parisiens

    Des fois, il n'y avait pas grand monde, mais d'autres fois il y avait quand même quelques personnes.

  • 2005

    Sortie du très autoproduit "Pas en Parler".

    Rencontre de Renaud, mon héros. Je lui apporte une guitare, il devient mon ami, mon producteur, et reste mon héros.

  • 2007

    Sortie de "Jeunesse se passe" (EMI)

    comprenant notamment "J'écris faux, je chante de la main gauche" et "Rien à te mettre". Et puis, plein de concerts tout le temps, partout.

  • 2010

    Sortie de "2020" (EMI)

    Premières parties de mon ami et grand soutien Renan Luce
    Lauréat du Grand prix de la SACEM saluant un jeune créateur (le trophée ressemble à un gros Pepito en or)

  • 2011

    Tournée "Seuls à Trois", avec Alexis HK et Renan Luce

    Mon Dieu que c'était chouette. On le refera. L'important, c'est que je reste le chef.

  • 2013

    Participation aux "Rencontres d'Astaffort", rencontre de Francis Cabrel.

    Mes chansons l'intéressent, ses conseils m'intéressent. Du coup, on travaille !

  • 2014

    Participation à "La bande à Renaud"

    Et bien sûr, encore des concerts partout, tout le temps.

  • 2015

    Premières parties de Francis Cabrel

    Des oreilles attentives en veux-tu en voilà, à travers toute la France, à plus de quarante reprises !

  • 05 Février 2016

    Sortie de "En tachycardie"

En Tachycardie 2016

  1. Marque ton stop que j't'embrasse
  2. Brassens en pleine poire
  3. Bêtes à chagrin
  4. La femme de ma vie
  5. Dernièrement (acte V)
  6. Aïe ouille
  7. C'est bien pire sans
  8. 20 milligrammes
  9. Comme un acteur sur fond vert
  10. Lire aux chiottes
  11. Déjà, ma chère Laura
  12. Ton petit adultère
  13. Un existentiel
  14. La nuit des temps
En tachycardie

2020 2010

  1. Bilan Carbone
  2. Comment vont les autres ?
  3. Tu dors à contre-jour
  4. Paris
  5. T'as la loose !
  6. De l'autre côté de l'ordi (Acte IV)
  7. Je sors avec une étudiante
  8. Deux pieds dedans (1ère partie)
  9. Depuis hier (2e partie)
  10. Calumet
  11. Chose rare
  12. Ne pas lire avant 2020
  13. Une gonzesse d'occase

Jeunesse se passe 2007

  1. J'écris faux, je chante de la main gauche
  2. Je m'en rappelle pas
  3. J'apprends le métier (Acte I)
  4. Rien à te mettre
  5. L'enfer (Acte II)
  6. 17 ans
  7. Pas à me plaindre
  8. Deux dans mon égotrip (Acte III)
  9. Beaupadre
  10. Un poison
  11. Un arracheur de sac
  12. Les bulles
  13. Paris
  14. Quand

Pas en parler

Pas en parler 2005

  1. J'apprends le métier
  2. Conditionnel
  3. Rien à te mettre
  4. Ça ne manquait pas
  5. J'écris faux, je chante de la main gauche
  6. Les bulles
  7. 17 ans
  8. Ce que ça fait de la revoir
  9. Retour à l'envoyeur
  10. Beaupadre
  11. Un poison
  12. Pas en parler
  13. Accordéon pour cinq d'entre elles
  14. Je viens du cirque